Pour les habitués de Quentin Dupieux : le film va plus loin que Steak, mais moins que Rubber.
Dans l'absurdité de l'histoire d'une manière générale, des situations et des détails (tous les personnages sont humains cette fois !).
Dans l'ambiance aussi, on retrouve un peu le côté comédie de Steak, sans le rythme.
Pour les non initiés : il faut prendre le pari d'aller voir un film dont le scénario est un non-sens. Ajouté à l'absurdité des détails, des situations.
Il faut aussi entrer dans le film. L'ensemble n'est pas très rythmé et peut paraître décousu, certaines histoires ou scènes parallèles venant troubler la cohérence que l'on aura réussi à trouver dans le récit principal.
Une fois ces deux barrières franchies, on se laisse guider (ou perdre, c'est selon) dans un monde inconnu, non prévisible (ce qui est de plus en plus rare dans un film) et plutôt drôle.
On se prend aussi d'affection pour la situation de ce pauvre Dolph, partagé entre tristesse, incompréhension et énervement.
L'happy end nous ramène sur terre et concoure à faire de Wrong un bon moment de cinéma, très original.
Reste que l'ensemble donne un film jamais vu.
Quentin Dupieux signant un bonne partie du casting, le scénario, la mise en scène, une grande partie des dialogues et la musique, le tout est très cohérent pour au final donner un film qui, s'il est basé sur l'absurde (le fond, la forme), sait garder un fil conducteur qui ne perdra pas (trop) le spectateur, comme peut le faire un David Lynch par exemple.
C'est aussi un film très créatif, rempli de bonne idées scénaristiques, de mise en scène qui posent définitivement le film dans la case "OVNI".
En fait, rien que pour entendre Eric Judor parler anglais, le film est drôle.