Voici sa petite histoire,
l'état de la 528i est exceptionnel , rarissime.
Juste quelques photos pour vous montrer un peu...La période des BMW modernes est révolue pour moi!!!
Samedi 18 juin 2010, je livre ma M3 à son nouveau propriétaire (un cadre de BMW France) et, par curiosité, je me mets à taper sur le bon coin "528i ; voiture; de 75 à 89". La connerie à ne jamais faire lorsqu'on vient de rentrer un peu de pognon et qu'on a décidé d'être sérieux!!!!
Je tombe sur.... MON REVE: une 528i e12 flambante et surtout Türmalingrün (la couleur originale de celle du Grand Jacques)
Eh ben, ce qui devait arriver est arrivé: je vais la chercher vendredi 1er Juillet avec Damdam et Jojo06 sur Paris.
Bien sûr, comme elle ne reverra pas Paris de sitôt, on va se faire un p'tit pelerinage:
Départ 35/37 rue Belliard dans le 18 eme arrondissement (dernière demeure de Mesrine)
Passage par la Porte de Clignancourt (où l'ennemi public n°1 et sa monture se sont fait repasser en prenant 18 balles sur 21 tirées)
Quelques petits tours de la place Vendôme avec "Non, rien de rien" de la Môme Edith Piaf à fond les ballons
Et comble de la prépa, je reçois mardi des plaques noires "83 CSG 75" avant de monter à Paris...
Verdict des photos au prochain épisode...

et voila un peu d'histoire:
La plus célèbre des « 5.28i » !
Au cours des discussions récentes, les BMW e12 et plus particulièrement les 5.28i reviennent sur le devant de la scène. Ces berlines « haut de gamme » ont fait le bonheur des chefs d’entreprises, des commissaires allemands mais aussi des seigneurs de la pègre !
Un rapide retour en arrière sur la plus célèbre des « E12», nous allons aborder la fin de vie de la 5.28i de Jacques Mesrine, dernier ennemi n°1. Gangster pour les uns, héros pour les autres, nous ne jugerons pas l’homme et ses actes, d’abord, nous n’en avons ni le droit ni la qualité, mais surtout parce que le sujet qui nous intéresse aujourd’hui, a quatre roues et lui a simplement servi de monture lors de son dernier voyage.
Dépêche AFP (Agence France Presse) du mardi 15 mai 2007 :
Les services des Domaines du Ministère des Finance ont fait procéder lundi (NDLR : 14 mai 2007) à la destruction de la BMW de Jacques Mesrine, dans laquelle « l’ex-ennemi n°1 » avait été tué par des policiers le 2 novembre 1979 à Paris. Le véhicule, une BMW vert métallisé immatriculée 83 CSG 75, a été broyé dans une casse d’Athis-Mons (Essonne) où il avait été transporté sous escorte policière selon un témoin, confirmant une annonce du Parisien. Depuis le 12 novembre 1979, la voiture criblée d’une vingtaine d’impacts de balles sur le pare-brise coté conducteur, stationnait à la fourrière de Bonneuil sur Marne (Val-de-Marne) où elle avait été déposée dix jours après la mort de Mesrine. Ce scellé de justice devait être conservé par les Services de l’Etat tant que l’enquête sur les circonstances de la mort de Jacques Mesrine n’était pas définitivement close. Or, la Cour de Cassation a mis fin le 6 octobre 2006 à 25 ans de batailles procédurales en validant la confirmation en appel d’une ordonnance de non-lieu du juge Beaudoin Thouvenot concluant à la légitime défense des policiers. « Les scellés sont conservés jusqu’à épuisement des voies de recours et même 6 mois après la dernière décision de justice pour permettre aux parties de réclamer leur restitution », souligne le Parquet Général de Paris, ajoutant que personne ne s’est manifesté pour récupérer la voiture de Mesrine. Le véhicule a été transmis le 4 avril à la Direction des Domaines qui a fait procéder à sa destruction administrative.
Retour en arrière :
Une scène que tout le monde connaît : Porte de Clignancourt, un dispositif policier, un Saviem SG2, une bâche qui se lève et une fusillade… Jacques Mesrine vient d’être abattu, sa compagne gravement blessée. Le 2 novembre 1979 à 15h15 la BMW 5.28 i, 83 CSG 75 entre dans la légende !
Exposée avec le corps de son malheureux conducteur à la proie des photographes pendant plusieurs heures, elle fera le tour des différentes « Unes » des différents organes de presse ainsi que tous les journaux télévisés. Ce n’est que vers 19 heures que 83CSG75 sera évacuée vers les locaux de la Police Scientifique.
Les relevés d’usages seront alors effectués par les hommes de l’art, en particulier les enregistrements des trajectoires de balles, à l’aide de fines tiges en métal passées à travers les impacts du pare-brise (21 au total !!). Ces études et consignations en procès-verbaux dureront près de 10 jours puisque c’est le 12 novembre 1979 que le véhicule sera transporté à la fourrière de Bonneuil sur Marne.
Le 12 novembre 1979… C’est également la date à laquelle Martine Malinbaum, avocate porte plainte contre X, pour assassinat, au nom de la fille et de la mère de Jacques Mesrine. Commence alors un long parcours judiciaire qui durera près de 28 années !
Une dizaine de juges d’instruction se pencheront sur le dossier, sans prendre de décision réelle, pendant ce temps, 83CSG75 se morfond entre une Rover et une Golf à Bonneuil… Son pare-brise s’est avachi au centre et la rouille a fait son œuvre sur le capot et les portes. Quant à l’intérieur, exposé à tous les vents autant ne pas en parler.
C’est le sort réservé aux scellés de Justice quels qu’ils soient, tant que le dossier est ouvert, ils doivent rester à la disposition des enquêteurs ou juges d’instruction. Un délai de 6 mois après clôture doit même être respecté.
Or, le 6 octobre 2006, le non-lieu prononcé par le juge Beaudoin Thouvenont est confirmé par une ordonnance de la Cour d’Appel.
Affaire close pour la Justice, reste à purger le délai de 6 mois pour que 83CSG75 puisse être détruite ou réclamée par les héritiers.
Le 4 avril 2007, la BMW est transmise à la Direction des Domaines qui se charge de la direction à donner (vente ou destruction) aux matériels échus à l’Etat. Décision est prise, bien évidemment de compacter 83CSG75. A titre indicatif, en 2004 les frais de fourrières ont déjà couté 4672 € au Ministère de la Justice (Sources : Journal Libération).
Lundi 14 mai, Athis-Mons, Quai de l’Industrie, un camion bâché (c’est un constante dans cette histoire !) amène la « E12» en toute discrétion dans une casse. Malgré tout, quelques journalistes ont eu vent de l’info mais resteront tenus à l’écart.
D’après le témoignage téléphonique d’un employé de la casse, 83CSG75 a été broyée avec 4 autres voitures afin que ses restes ne puissent être discernés !
A 11h10, les mâchoires d’acier de la presse écriront les dernières lignes de la 5.28i !
Si l'on prend sa vie en détail :
L'auto a été livrée d'Allemagne en mars 79 auprès de la concession BMW de Clichy, Bvd Jean Jaurès. Le directeur commercial de l'époque , Patrick Sanfourche, l'a utilisé comme véhicule de direction et de démonstration jusqu'à la revente début septembre à Jacques Mesrine qui l'avait immatriculée au nom de Nicole Canard , pseudo de sa compagne d'alors , sylvia Jeanjacquot.
On peut donc imaginer que la BMW a roulé en plaques provisoires type WW pendant ces quelques mois puisque sa première immatriculation officielle est du 5/09/1979.
Elle a été revendue avec 5000 kms à Jacques Mesrine qui a demandé qu'on l'équipe de jantes alu BBS à fond or, de la climatisation et d'un auto-radio. La terminaison de son no de série est 6562558. Coté tarif : l'auto a été achetée pour la somme de 100 667 frs hors accessoires rajoutés en concession (pour 15 666 frs : autoradio, climatisation et jantes BBS/Mahle).
Le bon de commande a été libellé au nom (d'emprunt) de M. Jacques Vettois, journaliste à Paris Match. Ladite commande passée le 10 août, facturation le 3 septembre pour une livraison le 7.
Mesrine n'aura donc profité que peu de sa 528i, environ 2 mois avant ce tragique départ en week-end. La BMW n'a que 7747 km au compteur lors de la fusillade finale.



