Tsunami au Japon:Les conséquences sur l'industrie automobile
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Catastrophe au Japon : Fermetures prolongées pour tous les fabricants
Par Auto123.com,
le lundi, 14 mars, 2011
...
Tout le chaos qui sévit encore a poussé les manufacturiers japonais à prendre des décisions pour la sécurité de leurs employés, et donc de fermer plusieurs usines au moins jusqu'à mercredi. Les secousses et les inondations vont évidemment ralentir leur approvisionnement en pièces et la production de leurs véhicules autour du monde dans les jours et semaines à venir, faisant réagir les marchés boursiers à la baisse aujourd'hui.
Voici un résumé de la situation pour chaque fabricant :
Toyota
L'entreprise plus présente dans la zone la plus touchée par cette catastrophe naturelle a décidé de ne pas faire appel aux employés de ses usines de Hokkaido, Tohoku ainsi que de ses affiliés Central Motor Corporation (Miyagi) et de Kanto Auto Works (Iwate).
Comme prévu, les exportations et la production des Yaris ainsi que des Scion xB et xD seront affectées. Au total, 40 000 véhicules de moins qu'anticipé seront construits d'ici à mercredi.
Nissan
Deux manufactures de Tochigi ont cessé leur production respective au moins d'ici à vendredi, alors que quatre autres de ses propriétés seront inopérantes jusqu'à mercredi. La compagnie n'a pas voulu commenter l'impact de la tragédie sur ses activités, mais on sait qu'au minimum 2 300 véhicules (dont des modèles Infitini M, EX et FX destinés pour l'Amérique du Nord) attendant d'être exportés au port de Hitachi ont été endommagés et/ou brûlés suite au passage du tsunami.
HONDA
Toutes ses usines seront fermées au moins jusqu'au 20 mars, amputant la production d'environ 16 600 unités. Selon eux, cette décision n'aura pas d'impact sur ses activités au Canada et aux États-Unis comme 80% des véhicules destinés à ces marchés sont fabriqués en Amérique du Nord. Les CR-V, l'Accord, Fit ainsi que les Acura RL et TSX nord-américaines proviennent de deux manufactures situées à Saitama, mais les concessionnaires ne devraient pas en ressentir les effets.
Mazda
Quoique très peu touchée par le tremblement de terre et aucunement par le tsunami, la direction du manufacturier a décidé de cesser les activités de ses usines d'Hiroshima et Hofu au moins jusqu'à mercredi.
Mitsubishi
La production est interrompue jusqu'à mercredi, mais la compagnie a mentionné avoir assez de pièces pour pouvoir fabriquer ses véhicules à nouveau dès jeudi.
Subaru
Comme la grande majorité de ses concurrents, la marque a suspendu ses activités jusqu'à mercredi, impactant ainsi la production des Forester et Impreza nord-américaines.
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impressionnant comme le niveau monte...
http://www.youtube.com/watch?v=0n19Mxg-HZw
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AFP - 28/03/2011 à 10:44 a écrit :Japon: de l'eau fortement radioactive à l'extérieur du réacteur 2
De l'eau fortement radioactive a été découverte à l'extérieur du bâtiment abritant le réacteur 2 et sa turbine dans la centrale nucléaire de Fukushima, a annoncé lundi un porte-parole de l'opérateur, Tokyo Electric Company (Tepco).
Le gouvernement japonais a jugé "inacceptable" une erreur sur le niveau de radioactivité commise par l'opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, où les opérations de refroidissement sont entravées par des fuites dangereuses.
"Sachant que la surveillance de la radioactivité est une condition majeure pour assurer la sécurité, ce type d'erreur est absolument inacceptable", a fustigé Yukio Edano, le porte-parole du gouvernement.
"Le gouvernement a ordonné à Tepco de ne pas recommencer", a-t-il ajouté.
Dimanche, Tokyo Electric Power (Tepco) avait annoncé qu'un niveau de radioactivité 10 millions de fois plus élevé que la normale avait été mesuré dans de l'eau échappée de la centrale.
Ce chiffre alarmiste avait été repris en boucle par les médias japonais et du monde entier, alimentant davantage la psychose concernant la centrale de Fukushima Daiichi (Fukushima N°1).
A la centrale, la situation restait toujours incertaine, 17 jours après l'arrêt des systèmes de refroidissement consécutif au tsunami du 11 mars.
Lundi, les ouvriers de Tepco s'efforçaient d'évacuer de l'eau radioactive découverte dans les salles des machines. Une radioactivité de 1.000 millisieverts a été mesurée dans un échantillon prélevé dans une nappe d'eau au sous-sol de la salle de la turbine du réacteur 2, un taux extrêmement dangereux pour la santé.
Jeudi, trois employés ont été exposés à d'importantes radiations en marchant dans de l'eau stagnant sur le sol de la salle des machines du réacteur 3, mesurée à 180 millisieverts. Des nappes identiques, dues vraisemblablement à des fuites venant du réacteur, ont été également découvertes derrière les réacteurs 1 et 4.
Les trois hommes, dont deux ont reçu une dose de radioactivité au niveau des chevilles car ils n'étaient chaussés que de bottines en caoutchouc, devaient quitter lundi l'établissement spécialisé où les médecins n'ont pas détecté de danger immédiat pour leur santé.
Le personnel de Tepco tentait de pomper cette eau, afin de pouvoir reprendre les opérations visant à relancer le système de refroidissement des réacteurs.
Quelque 500 techniciens, pompiers et militaires continuaient par ailleurs à injecter de l'eau douce à l'aide de pompes électriques dans les réacteurs afin d'empêcher le combustible de chauffer, ce qui provoquerait une catastrophe de grande ampleur.
Ces opérations d'urgence ont été réalisées pendant plusieurs jours via des canons à eau et des grues géantes utilisant de l'eau de mer pompée dans l'océan Pacifique, mais l'accumulation de sel risque d'entrainer une corrosion des installations.
Des médias nippons ont révélé lundi que le PDG de Tepco, avait été malade et alité pendant une semaine en pleine crise, sans préciser de quoi il souffrait.
La centrale accidentée continue de rejeter de l'eau contaminée dans la mer: un taux d'iode radioactif 1.150 fois supérieur à la norme légale a ainsi été mesuré dans l'eau de mer prélevée à trente mètres seulement des réacteurs 5 et 6 de la centrale.
Jusqu'à présent, les tests étaient pratiqués au sud de la centrale Fukushima Daiichi (N°1), à la sortie des réacteurs 1 à 4, les plus endommagés, où le taux d'iode 131 était dimanche à un niveau près de 2.000 fois supérieur à la normale.
Les réacteurs 5 et 6, qui étaient arrêtés pour un service de maintenance le 11 mars, n'ont pas subi de dégâts majeurs et leur système de refroidissement a pu être reconnecté à l'alimentation électrique.
Dans le nord-est du Japon dévasté par le tsunami, le bilan continuait de progresser à mesure que les secouristes dégagaient les victimes. Les derniers chiffres, provisoires, de la police nationale étaient de 10.872 morts confirmés et 16.244 disparus.
Par ailleurs, un séisme de magnitude 6,5 s'est produit lundi au large du nord-est du Japon et une mise en garde au tsunami a été lancée pour la côte de la préfecture de Miyagi, la plus éprouvée par la catastrophe du 11 mars, a annoncé l'Agence météorologique japonaise.
Ce séisme est probablement une réplique de la secousse de magnitude 9 qui s'est produit il y a 17 jours car il est intervenu dans la même région de l'Océan Pacifique.
L'Agence météorologique japonaise a émis une mise en garde à la population côtière de Miyagi, estimant qu'un tsunami d'une hauteur pouvant atteindre 50 centimètres était susceptible de toucher le littoral.

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